

Transmission et médiation.
Dans sa démarche de transmission et de médiation artistique et culturelle, La Trapecionista développe une pratique pédagogique qui conçoit l’apprentissage comme un espace d’exploration, de création et de relation avec l’environnement. À partir d’une perspective écoféministe et située, ses propositions placent le corps au centre, non seulement comme outil technique, mais aussi comme territoire sensible à partir duquel émergent pensée, mouvement et expérience partagée.
Son travail pédagogique recherche la liberté de mouvement dans l’agrès circassien et le développement de la créativité, en accompagnant chaque participant dans la construction d’une relation personnelle et autonome avec l’agrès et avec son propre langage corporel. À travers des exercices techniques abordés depuis une approche ludique et expérimentale, elle transmet les outils nécessaires pour poursuivre une recherche autonome, favorisant des processus d’émancipation et d’écoute du corps.
Le mouvement et la danse, axes fondamentaux de sa recherche artistique, traversent également ses propositions de médiation. Le travail de l’espace, du rythme, de la relation entre le corps et l’objet, des textures et des différentes qualités physiques est abordé de manière globale, générant des dynamiques où la présence, la perception et l’attention collective occupent une place centrale.
En cohérence avec la philosophie de La Trapecionista, ces pratiques se développent souvent en dialogue avec le territoire et le contexte social dans lequel elles prennent place, en impulsant des expériences participatives qui renforcent les liens entre création artistique, communauté et paysage. Ainsi, la transmission devient non seulement un outil de formation, mais aussi une pratique de rencontre, de soin et de transformation culturelle.


Présentation :
Basoa piztuta / La forêt vivante naît du désir profond d’allumer quelque chose à l’intérieur de l’enfance : une étincelle de conscience, de curiosité et de lien avec la nature. À une époque où l’éducation semble souvent recluse entre des murs et des écrans, cette proposition souhaite ouvrir la salle de classe à l’air libre, laisser l’apprentissage respirer parmi les branches de la forêt et permettre aux enfants de redécouvrir leur corps comme un territoire de connaissance, de jeu et de liberté.
Le projet se situe au croisement de l’art, de la science et de l’éducation. Il s’inspire du langage du cirque contemporain, cet art qui habite l’équilibre, le risque et la confiance, et l’utilise comme outil pédagogique et émotionnel. À travers des jeux, des mouvements, des exercices de coordination et des dynamiques coopératives, les élèves explorent leurs capacités physiques, mentales et sociales. Dans le cirque, personne n’est supérieur à un autre : la réussite dépend de l’autre, du groupe, de l’écoute. Cette pratique, si proche de la vie en communauté, devient une métaphore vivante de la coopération et des valeurs qui soutiennent les droits culturels : la participation, l’inclusion et la diversité.
ZUHAMU ESKOLA se propose comme un véritable exercice de droit culturel. La Loi forale sur les droits culturels de Navarre et le Plan étatique des droits culturels parlent de garantir l’accès et la participation à la vie culturelle comme partie intégrante du développement humain. Ce projet le rend possible à partir du quotidien, de l’expérience directe. Il ne s’agit pas de « faire entrer la culture à l’école », mais de reconnaître que l’école est déjà une culture : un espace de rencontre, de création et d’imagination partagée. Dans ce sens, la médiation culturelle agit comme un pont entre la curiosité enfantine et la complexité du monde, entre la connaissance scientifique de la forêt et le regard poétique qui l’habite.
Axes méthodologiques
• Apprentissage expérientiel et participatif : les élèves apprennent en faisant, en explorant, en ressentant et en créant.
• Le cirque comme outil éducatif : les techniques circassiennes, l’équilibre, la coordination, les acrobaties de base et l’expression corporelle favorisent la concentration, la gestion émotionnelle, la confiance dans le groupe et la créativité.
• Elles améliorent la motricité, la posture, la conscience corporelle et la coordination.
• Elles favorisent l’estime de soi et la persévérance, en encourageant une image positive de soi.
• Elles développent l’empathie, l’écoute et la coopération, en remplaçant la compétition par la collaboration.
• Médiation culturelle : l’équipe artistique agit comme médiatrice entre l’art, la science et l’éducation, en garantissant la participation des enseignants et des élèves.
• Classe élargie : une partie de l’apprentissage se déplace vers la forêt et les arbres de l’environnement proche, en intégrant des activités d’observation, de mouvement, de jeu, de respiration et d’écoute active.

Du cirque traditionnel
au cirque contemporain
Dans cette conférence, nous ferons un bref tour d'horizon des débuts du cirque moderne (18e siècle) à nos jours. L'idée est de visiter les différents moments historiques de son développement. Pour ce faire, nous prendrons en compte les préoccupations et les manières de créer, pour quels publics. Les différentes esthétiques, dramaturgies et mises en scène suggérées. Nous découvrirons quels ont été les précurseurs des nouvelles formes de cirque, leurs différentes propositions et comment ils ont pris leur place, avec leurs forces et leurs faiblesses. Nous verrons et apprendrons un peu plus sur le cirque traditionnel, le nouveau cirque et le cirque contemporain. Cette conférence s'adresse à toutes les personnes et à tous les esprits curieux qui veulent connaître les tenants et aboutissants de ce qui a été, est et sera cet art populaire appelé cirque.



